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samedi 13 octobre 2012

Loup y es-tu ? - Henri Courtade

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Résumé : 


Et si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement?

Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité.

Sinistre tableau !

Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIe siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre.

Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait…



Mon avis : 


 Si vous êtes des fidéles de la blogo littéraire, vous avez déjà entendu parler de ce livre. Il est passé sur beaucoup de blogs, la plupart des avis sont excellents et en plus l'auteur à l'air très sympa et à l'écoute de ses lecteurs. Forcément ça attire l'oeil et la curiosité. Pour ma part j'ai apprécié ma lecture, sans penser que ce roman est inoubliable, j'ai trouvé l'idée originale et bien menée.


Il était une fois Cendrillon, le Loup et bien d'autres, créatures magiques de notre enfance, Henri Courtade nous propose non pas une adaptation de ses contes, mais une remise au goût du jour. Et si ces personnages connus de tous vivaient encore ? S'ils étaient parmi nous, qui seraient-ils, où habiteraient-ils, comment gagneraient-ils leur vies à notre époque, et surtout quels seraient leurs rôles ? Des questions inhabituelles, on n'imagine pas Cendrillon payer des factures... Ni que aujourd'hui elle a encore une importance capitale dans la lutte contre la méchante sorcière...

J'ai adoré cette nouvelle façon de penser aux contes, la façon dont l'auteur entremêle certaines des histoires les plus célèbres, et surtout que l'ensemble soit parfaitement cohérent. Les personnages se mélangent, les destins se croisent, mais ça tient la route. Surtout j'ai adoré la partie découverte des personnages. Au début on en rencontre plusieurs, mais certains sur un seul chapitre, puis on n'en entend plus parler. Le jeu est de comprendre qui est cette personne, quel est son nom dans les contes et quel est son rôle dans l'histoire. Une sorte de jeu de piste que l'auteur poursuit jusqu'au dénouement. Les indices sont nombreux pour aider le lecteur, et sincèrement dès que le nom de la personne est donné, il ne faut pas longtemps pour comprendre, mais c'est quand même assez divertissant.

Les personnages les plus importants sont à mon avis un peu fades. On devine assez vite leurs réactions, et leurs histoires. Dans l'ensemble je les ai trouvés assez peu travaillés, ils manquent de profondeur. Même si j'ai apprécié ma lecture, leur compagnie ne m'a pas provoqué d'émotions particulière, ils ne sont pas attachants. 

Dommage, car l'histoire est vraiment sympa et originale. Le roman est assez court, et le rythme est soutenu. L'histoire suit son cours, mais on alterne entre les point de vues de plusieurs personnes, avec parfois un chapitres de flash-back lorsqu'une partie de l'histoire a besoin d'être mise en avant.  Du coup aucun temps mort, chaque chapitre fait avancer un peu plus l'histoire, ce qui rend très difficile de reposer le livre, on a tellement envie de connaitre la suite !

Par contre, autant j'ai aimé l'histoire, autant je n'ai pas accroché au style. Désolée du terme mais je l'ai trouvé très scolaire. Rien de dérangeant à un style scolaire, c'est simple à lire, et après tout ça peut être un style en soi, mais une histoire originale comme celle-ci aurait mérité un petit quelque chose en plus, un morceau d'âme supplémentaire... Dommage, mais ce petit défaut à mon goût ne m'empêche pas d'avoir envie de découvrir les autres œuvres d'Henri Courtade. 


Loup y es-tu ? est donc un roman que je vous recommande, une petite lecture plaisir, sans prise de tête, et une manière originale de penser à Blanche-Neige et ses copines...


 

 


jeudi 19 janvier 2012

L'étrange vie de Nobody Owens - Neil Gaiman

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Un nuit, un homme étrange assassine une famille entière, sauf le dernier né, petit garçon qui crapahute jusqu'au cimetière voisin. Adopté par les Owens, couple de fantômes, il vivra désormais dans ce cimetière, car s'il y est à l'abri, dehors l'assassin rôde toujours et cherche encore sa victime échappée.

J'avais entendu beaucoup de bien de ce roman et de l'auteur en général, mais ma déception à été à la hauteur de mes attentes, immense. J'ai trouvé ce livre niais et baclé.

 Le plus gros reproche que j'ai à faire est le style d'écriture.
Les chapitres se succèdent quasiment sans liens entre eux, on suit Nobody qui grandit. Chaque chapitre est une nouvelle aventure, un peu comme dans une série télé, avec parfois quelques mots sur l'histoire de base (le méchant assassin) mais sans plus.
Le fond de l'histoire est intéressant, que ce soit du côté des méchants ou bien des habitants du cimetière, il y a beaucoup de secrets et de détails qui échappent aux lecteurs, ce qui rend la lecture passionnante car on veut comprendre, mise en haleine, j'ai dévoré le livre, pour me rendre compte que l'auteur ne répond quasiment à rien, d'où ma grande frustration en le refermant.
Le ton est très enfantin, un vrai conte, mais du coup je pense que c'est pour ça que l'auteur s'est retenu de trop en dire. On devine un monde riche et complexe, et des personnages passionnants, mais pour conserver le côté conte du roman, il se n'a pas écrit les parties plus sombres. C'est vraiment dommage. A mon gout il aurait fallu deux versions de ce livre, celle-ci pour les enfants, et une autre pour adultes, ou il aurait pu se laisser aller à son imagination pour nous dévoiler tout les ressorts de l'histoire.

Au final j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas vraiment de fin, ni de vraie histoire, je me suis sentie frustrée, surtout après en avoir entendu tant de bien.

Pour les personnages, c'est la même chose. Ils semblaient profonds et travaillés, mais on en apprends si peu sur eux, ils restent tant de mystère à la fin que je ne peux pas dire qu'ils m'aient plu. Silas m'a semblé le plus intéressant et j'aurai vraiment aimé en savoir davantage.
Le seul qui tire son épingle du jeu est Nobody, encore heureux vu qu'il est le héros du livre ! Mais même si je sais que c'est un enfant, j'avais une sacrée envie de le gifler, histoire qu'il comprenne quelque chose. Ce gosse est très désagréable, n'en fait qu'à sa tête et n'écoute rien de ce qu'on lui dit. Si encore il y avait une morale, comme un vrai conte, je comprendrais, mais même pas ! C'est juste un sale gosse.

Donc voilà, une énorme déception, un livre qui ne m'a rien apporté et que je déconseille vivement, que ce soit en tant que conte pour enfant ou pour un adulte. L'auteur survole son sujet et la fin arrive sans aucune réponse.

mercredi 21 décembre 2011

La princesse de la nuit – Marion Zimmer Bradley

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Je ne pouvais décemment pas continuer à bouder cette grande dame de la littérature fantastique ! Par hasard je suis tombée sur ce livre, que j'ai dévoré.

Une ancienne légende orientale, que le monde a connu grâce à Mozart, ce livre raconte l’histoire du Prince Tamino, de la Princesse Pamina et de la flûte enchantée…

Tamino est un prince occidental, son père l’envoie passer de mystérieuses Épreuves loin de chez lui. En chemin, la Reine de la Nuit lui confie une mission : délivrer sa fille Pamina du magicien Sarastro qui l’a enlevée.

Concernant l’histoire, il y a deux lectures possibles.
La première, la plus évidente, est assez mignonne, une jolie histoire d’amour avec des méchants et de la magie.
La deuxième, plus compliquée à suivre, mais pourtant détectable, celle des Mystères, de la religion, des symboles et de la foi. Si j’utilise le terme “compliqué” c’est car je ne connaissais pas les Mystères d’Osiris, du coup, à la fin du livre j’avais le sentiment d’être passée à côté de beaucoup. J’ai donc fait quelques recherches, j’ai d’ailleurs trouvé le sujet passionnant. J’ai ensuite relu ce livre pour mieux comprendre ce que j’avais loupé la première fois.

Au niveau de l’écriture, les tournures sont un poil tordues par moment, mais l’ayant lu en français, je ne saurais dire si ça vient de la traduction ou de l’auteur. Le livre est court, et si on ne s’attache pas à tout le symbolisme, alors il peut se lire très vite.

Mission réussi pour la princesse de la nuit, je voulais savoir si j’appréciais l’auteur avant de me lancer dans les dames du lac. Maintenant je sais que oui, il ne me reste plus qu’à les trouver ces dames ! Hé oui, ça a beau être un classique, impossible de les trouver dans ma ville… Et ils osent se prétendre libraires…

lundi 11 avril 2011

Un chant de Noël – Charles Dickens

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Quel meilleur jour de l’année pour poster un mot sur ce livre ? Hier soir peut-être, juste avant le coucher des enfants… Oui, mais hier soir j’étais un poil occupée, donc bon… (billet posté pour la première fois le 26 décembre 2009)

Un chant de Noël est l’histoire d’Ebenezer Scrooge, un vieil homme, avare, égoïste et grincheux. La veille de Noël, le fantôme de son associé Jacob Marley lui rend visite; en effet à sa mort il est devenu fantôme pour se racheter de son comportement de son vivant. Pour aider son ancien ami à ne pas connaître le même sort il lui annonce la venue de trois fantômes les trois prochaines nuits. Il devra les écouter, voyager avec eux, et espérons-le, changer !

Concernant le style, je me suis profondément ennuyée sur une grosse partie du livre, trop de descriptions à mon goût. J’ai sauté pas mal de passages.
Les personnages sont un peu caricaturaux, le méchant Scrooge, le gentil neveu, le commis qui a tout les malheurs du monde, l’ancien associé repentant de ses mauvaises actions… Comme dans un conte en fait…
La narration est originale (comparé à ce que je lis d’ordinaire), l’histoire est racontée par un narrateur externe. J’ai commencé ma lecture comme toujours, dans ma tête, mais je n’arrivais pas à rentrer dedans. Finalement je l’ai recommencé du début mais à voix haute et soudainement j’ai réussi, à partir de là, je l’ai dévoré. Malgré la longueurs des descriptions et la simplicité de l’histoire, j’ai voulu connaître la suite.

C’est une histoire parfaite à raconter à des enfants, un peu de frissons avec les fantômes, une morale gentillette et une fin où tout le monde s’aime (désolée du spoiler mais franchement vous vous y attendiez, non ?). Mais je pense que pour des adultes, l’intrigue est un peu mince.

Ce livre est à mon avis le livre idéal à lire à des enfants le soir de Noël, je comprends qu’il soit devenu un classique parmi les contes, le cadre (Noël dans un Londres victorien), le ton du narrateur et bien sur l’histoire.

Il fait désormais parti des livres de ma liste “cadeaux à faire”, j’ai juste à attendre qu’une amie tombe enceinte et hop je le lui offre. Après tout, n’est-ce pas en lisant des histoires aux enfants qu’on leur donne le goût de lire ?

Le cadeau du Froid – Velma Wallis

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Tout d’abord, merci à Livraddict et aux Éditions JC Lattès de m’avoir permis de participer à ce partenariat.

Velma Wallis est née en Alaska, dans le Cadeau du froid elle partage avec nous un conte que sa mère lui a raconté il y a bien longtemps.

Pendant l’hiver, la nourriture se raréfie, les tribus doivent donc se déplacer pour suivre les animaux, c’est leur seul moyen de survivre aux longs hivers. Sur le chemin, le froid et la faim forcent parfois les chefs à prendre des décisions difficiles. Cet hiver, le chef décident d’abandonner deux vieilles femmes sur le chemin. Mais, alors qu’elles sont promises à la mort, seules, elles trouvent la force de survivre, de réapprendre les gestes qu’elles avaient plus jeunes, à se déplacer seules et à chasser.

Ceci est un conte, une ancienne histoire, transmise oralement depuis des générations, que Velma Wallis a décidé d’écrire pour la partager avec le plus grand nombre.

Un mot sur l’histoire, magnifique ! On suit Sa’ et Ch’idzigyaak, on les soutient et on espère pour elles. Décritent au début comme deux enquiquineuses, qui passent leurs temps à se plaindre et marchent avec des cannes, on apprends à mieux les connaître au fil des pages, on les aiment de plus en plus, on partage leurs souffrances, leurs envies et leurs découragements. Ces deux dames un peu antipathiques deviennent finalement des personnages attachants.
Le cadeau du froid aborde le courage, l’entraide et nous rappelle tout ce qu’on perdrait si nos anciens nous abandonnés (ou inversement d’ailleurs). Avoir choisi de commencer l’histoire avec deux dames qui nous agacent est intelligent, la morale n’en ai que plus forte.

Sur le style, les phrases sont simples, les descriptions minimalistes, il y a peu de dialogues. Le livre est court, ce qui en fait une œuvre rapide à lire, et sans prise de tête. À mon avis il peut être lu à tout âge.
La seule complication notable est au niveau des noms, ils ne font pas partie de notre culture, du coup pour certains il faut s’y arrêter quelques instants !
Un point négatif ? Non, désolée, j’ai adoré ce livre…

Pour terminer, est-ce-que je recommande ce livre ? Oui, oui et cent fois oui ! Comme je l’ai dit, l’histoire est superbe, il se lit vite et à tout âge, alors oui lisez-le ! D’ailleurs il me reste quelques cadeaux de Noël à faire, je pense que ce serait un beau cadeau.

J’ai failli oublier, une petite citation : Les histoires sont des cadeaux que les anciens font aux plus jeunes.