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jeudi 13 juin 2013

Sous le signe du scopion - Maggie Stiefvater

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                                Résumé :


 Certains concourent pour gagner, d’autres pour survivre.

 Chaque année au mois de novembre se déroulent les courses du Scorpion. Les cavaliers doivent tenir le plus longtemps possible sur leurs dangereuses montures, des chevaux de mer cannibales. Assez longtemps pour avoir une chance d’atteindre la ligne d’arrivée… et survivre.

 Sean Kendrick, 19 ans, tente de nouveau sa chance cette année, bien décidé à arriver le premier. Puck Connolly, quant à elle, n’aurait jamais imaginé participer un jour à la course. Mais le sort en a décidé autrement, et elle se retrouve malgré elle propulsée dans la course, à laquelle aucune autre femme n’avait encore participé. L’enjeu est grand pour ces deux adversaires que tout oppose sauf leur désir commun de remporter le plus grand des prix : la vie.



Mon avis : 


Tout d'abord, merci aux éditions Hachette et à Livr@ddict qui 'ont permis de découvrir ce roman, publié dans la collection Black Moon. Ce roman m'avait tenté lors de sa sortie VO, puis comme souvent je l'avais oublié. Heureusement il a recroisé ma route ! 
Ce billet étant fait pour un partenariat, j'avais une date limite pour le poster, malheureusement j'ai eu quelques soucis personnels qui m'ont mises très en retard pour ce billet, je m'en excuse.


J'ai aimé : 

* Puck et Sean, les deux personnages principaux, chacun raconte son point de vue, chacun à "ses" chapitres. J'ai beaucoup apprécié cette présentation. On passe de l'un à l'autre assez facilement, leurs tons sont différents. Mais au-delà de ça, je me suis beaucoup attachée à eux. Ce sont des personnages forts, facilement identifiables tant ils pourraient nous ressembler. Gros coup de cœur, pour eux, mais aussi pour la galerie de personnages secondaires qui construisent l'histoire.

* C'est un one-shot ! Dans la litté YA actuelle, il y a beaucoup de saga, quasiment que ça en fait. Pour une fois, avoir entre les mains un roman qui se termine vraiment, c'est appréciable. Par contre, la difficulté quand on est habitué à lire des sagas, c'est la construction de l'univers. L'auteur ne le décrit pas de la même manière s'il y a un roman ou sept. Ici l'équilibre est parfaitement trouvé, Maggie Stiefvater à suffisamment détaillé son monde pour le rendre crédible, mais sans se lancer des des explications sans fin qui alourdissent l'histoire sans rien lui apporter (défaut qu'on trouve aussi dans des sagas soit dit en passant *kof kof* Tolkien *kof kof*...

* Contrairement à ce que le résumé laisse entendre, le roman n'est pas si sanglant que ça, je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus dur, plus gore même. Alors qu'en fait à part quelques scènes qui ne même pas suffisamment détaillées pour être appelées "Beurk", l'ensemble est plutôt soft, et peut être mis dans quasiment toutes les mains. Le public est plus large qu'il n'y parait !

* Le résumé le sous-entend et le roman ne l'aborde pas de front, mais il y a une belle part faite aux droits et à l'égalité des femmes dans ce roman, et ça c'est l'ultime détail qui m'a fait dévoré ce livre ! Puck est une vraie héroïne, et là encore je compare à d'autres roman YA récents, mais là où d'autres jeunes femelles se retrouvent héroïne d'un roman alors qu franchement elles n'ont rien de particuliers et souvent n'ont pas la carrure ni la force d'être tant admirée (j'en vise plusieurs là), Puck au contraire à toute la légitimité pour ce rôle. Elle est forte, n'entre pas dans la course au hasard et apprend à se défendre seule contre tous. Dès le début je l'ai aimé, mais son évolution et le message derrière l'a rendue encore plus attachante.
Pour une fois, chères lectrices et lecteurs, vous pouvez lire un roman qui ne se contente pas d'une jolie fille qui cherche l'amour...


J'ai moins aimé : 

* Petite déception concernant un point  que j'ai déjà mentionné plus haut. Le résumé et la couverture laisse l'impression que le livre va être au moins un peu sanglant, qu'il risque d'y avoir des morts. Bon je sais que c'est du YA, pas de la fantasy adulte, donc je m'attendais pas à trouver des scènes aussi violentes que Le Trône de Fer (et tant mieux parce que j’aime pas trop ça en fait) mais je m'attendais quand même à quelque chose de plus, de moins gentillet en fait. Soyons clairs, ce point négatifs n'est pas contre le roman qui est très bien tel quel, inutile de fourrer de la violence gratuite partout, c'est plutôt contre Black Moon, qui à mon avis avec ce résumé et cette couverture induit un peu en erreur le lectorat. 

* Deuxième point négatif, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire. Là, l'alternance entre les personnages nuit un peu, puisque j'ai mis du temps à comprendre où on allait. L'histoire en elle-même met du temps à démarrer, mais par contre quand elle démarre, on ne repose plus le livre...



Voilà, donc je vous conseille fortement Sous le signe du Scorpion, qui m'a vraiment fait passé un excellent moment. 
Et vous passants sur ce blog, vous l'avez lu ?


dimanche 31 mars 2013

L'attente d'Eleova - Marion Dhuique-Mayer

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Résumé :

Mariam a traversé l'Atlantique pour travailler à la réception d'un grand hôtel new-yorkais. Mais si son quotidien est bien loin du rêve américain qu'elle s'était imaginé, une révélation va lui permettre de surmonter les épreuves plus facilement...

Quand à Eleova, enseignante sans famille du petit village elfique de Lawralby, elle attend patiemment  le retour de guerre de son bien-aimé, jusqu'au jour où elle apprend l'incroyable : sa sœur est toujours en vie !
Eleova décide de retrouver Beanna contre vents et marées. Aux côtés de Crac, le petit kobold moqueur et de bien d'autes créatures qui les rejoindront dans leur quête, une aventure tumultueuse et surprenante commence !



Mon avis :

Oui, cher lecteur habitué de mon espace violet, encore une histoire de destin  qui se croisent. J'adore ce genre de romans, essayer de comprendre le lien entre les personnages et le moment où ils se rencontrent. Et franchement, un roman mi-réel / mi-fantasy, je me devais de craquer !

Il me faut d'abord que c'est le premier roman de Marion Dhuique-Mayer, qu'elle a écrit alors qu'elle même vivait à New York. Il y a d'ailleurs une très jolie histoire derrière l'écriture de ce roman et qui explique beaucoup de choses sur le style d'écriture. Donc parlons d'abord de cet aspect.
Le livre est écrit pour deux voix, un chapitre pour Mariam, un chapitre pour Eleova, en alternance. Dès le début de ma lecture j'ai cru voir le lien entre les personnages, j'étais un peu déçue par une trame qui me semblait trop facile et ce dès les premiers chapitres. Mais première surprise du roman, je faisais complétement fausse route !
 Petit à petit le lien entre Mariam et Eleova devient évident, sans en faire trop, tout est sous-entendu pendant une très grosse partie du livre, et sans vouloir trop en dire (non pas de spoiler ici !) cette connexion entre elles est originale, bien trouvée et amenée tout naturellement en fil des pages.

Les chapitres sont assez courts, du coup on passe régulièrement de l'une à l'autre, sans avoir le temps de s'ennuyer. Les mondes sont très différents, mais j'ai adoré cette alternance. On est dans l'action d'un côté, puis le rythme retombe pour retrouver Mariam, mais c'est grâce à ces chapitres qu'on comprends ce qui se passe de l'autre côté. 
Au final, ce sont ces chapitres côté vie réelle qui permettent de mieux comprendre le côté Fantasy. Les deux s'accordent parfaitement. Donc deuxième excellente surprise (yep, combien d'auteurs se cassent les dents en tentant d'écrire ainsi...), Marion Dhuique-Mayer tient bien son rythme !

J'ai dit plus tôt qu'une jolie histoire se cachent derrière ce livre et je ne suis sûre que ce soit le bon endroit pour la raconter, donc je me contente de dire que L'attente d'Eleova à été écrit quasiment d'une traite. Donc le style d'écriture change légèrement du début à la fin. L'élément le plus notable, ce sont les dialogues. Dans les premiers chapitres, on sent que l'auteur n'est pas une dialoguiste, ils sonnent un peu faux, un peu trop calculés. En avançant dans le roman, ce défaut se corrige petit à petit. Par contre la narration est fluide, et elle très naturelle, pas de coupure nette de l'action pour une description (ouh que j'aime pas quand ça arrive !). Du coup, le roman se lit très vite, ça, additionné aux chapitre assez courts, les pages se tournent toutes seules !

Et l'intrigue, et les personnages ? 
C'est du jeunesse, donc ni sexe ni scène sanguinolente, mais ça ne veut pas dire que c'est facile pour autant. L'intrique tient la route et se laisse lire même pour des adultes.
Pour les personnages, je pense que chacun appréciera plus Mariam ou Eleova.
Mariam, plus terre-à-terre, dans la vie réelle représente de mon point de vue le côté adulte du roman. Je me suis beaucoup attaché à elle, et je regrette qu'on en sache pas un peu plus.
Eleova au contraire, du côté fantasy, l’héroïne, celle qu'on voudrait être, représente plus le rêve, le côté jeunesse. Plus difficile de s'y identifier et un peu moins naturelle que Mariam, elle est néanmoins intéressante, et la suivre est un plaisir également. 

En gros, oui j'ai beaucoup aimé ce roman qui se lit vite, dont l'intrigue n'est pas aussi évidente qu'il n'y parait, et si vous en avez l'occasion je vous le recommande !

Je dois vous dire autre chose pour vous convaincre ? Pour l'avoir rencontré deux fois en salon, je peux vous dire que Marion Dhuique-Mayer est adorable et drôle, elle parle de son roman avec des étoiles dans les yeux. Et surtout elle ne cherche pas à vendre son live à tout prix et conseille également ceux des autres auteurs autours d'elle. Yep, moi ce sont des choses qui me donnent encore plus envie de suivre ou de découvrir un auteur, et je suis sûre que je ne suis pas la seule.

Allez encore un argument : L'attente d'Eleova est un one-shot ! Donc il peut se lire d'une traite, sans avoir à patienter pour la suite ! 

Encore un argument ? Passez par là, chez lebonsai qui avec d'autres mots vous donnera peut-être envie !

Bonne lecture à tous !








mercredi 30 mai 2012

Tome 3 : La guerre de la Sor'cière - James Clemens

4 commentaires
 
Résumé :


 La magie sanglante est un pouvoir ravageur...
La jeune Elena le tient entre ses mains - et bien plus encore. Car le sort de tout Alaséa dépend du Journal Sanglant, un puissant talisman forgé cinq siècles plus tôt. Seuls les secrets contenus dans ses pages permettront à Elena de vaincre le maléfique Seigneur Noir. Malheureusement, le Journal Sanglant est caché à Val'loa, la cité légendaire sur laquelle règne Shorkan, le bras droit du Seigneur Noir.
Pour s'en emparer, Elena aura bien besoin de ses compagnons, dont le guerrier manchot Er'ril, le seul homme qui sache comment en déverrouiller les protections magiques, ou encore son dragon Ragnar'k...



Mon avis :


Avec un grand plaisir j'ai entamé ma lecture, mais il m'a laisse un petit gout de déception en comparaison du deuxième tome.


Dès le début du roman ça va très vite, on est replongé dans l'action tout de suite. Si l'ambiance est beaucoup moins angoissante que dans le livre précédent, elle n'est pas très joyeuse pour autant. Trahisons, morts, grosses bébêtes méchantes, bref la panoplie est ressortie.
On rencontre très peu de nouveaux personnages, et c'est tant mieux, on en a déjà à suivre ! J'ai trouvé dommage que certains soient un peu laissés de côté, même si c'est logique. Le groupe c'est séparé, Élané part pour Val'oa alors qu'une partie de ses compagnons part pour le nord. On suit principalement Éléna et la bataille qu'elle prépare, cette partie du roman suffit d'ailleurs, les différents points de vue des personnages se succèdent, chacun apporte sa pierre à l'édifice, du coup on est toujours dans le feu de l'action sans jamais avoir le temps de s'ennuyer.

Pas mal de rebondissements, de révélations aussi (Légion... Nooooooooon !), tout ce qu'il faut pour donner envie lire la suite. La recette de James fonctionne bien, sa plume est prenante.


Pourquoi ce livre m'a déçue alors ? Et bien j'ai trouvé certaines solutions un peu faciles, deux exemples au hasard, attention spoiler inside !

- Donc pour transformer son frère et son bâton en arme, Éléna doit sacrifier un peu de sa vie. Je suis la seule que ça choque que comme part hasard, alors qu'elle et Er'ril se rapprochent dangereusement,  et qu'elle est un peu jeune quand même pour tak-tak, paf un coup de magie qui par hasard la fait vieillir juste assez pour semblait être prête pour entamer une relation amoureuse avec le manchot ? Sûrement la solution anti-tension sexuelle la plus naze que j'ai jamais lue (n'oublions pas que même si elle semble plus âgée, c'est toujours une ado, donc c'est toujours quand même un peu borderline leur relation)

- Scène dans le lac, des gros méchant skal-tum attaquent, et que font nos héros ? Ils leurs balancent des filets de pécheurs. Et comme les skal-tum sont pas bien dégourdis entre leur griffes, leurs dents et tout leur attirail de bêtes terrifiantes, ils n'arrivent pas à se dégager des filets et se noient ? WTF ? Sérieusement, sur ce coup-là James nous prends un peu pour des carottes quand même. Ou alors c'est moi qui cherche du crédible dans un roman de fantasy et qui me prend la tête, ou qui aime que les héros souffrent et meurt. Mais non, j'adhère pas, trop facile.

Spoiler finit.


 Oui je chipote un peu je sais, mais sur le coup ça m'a gêné. Je lirai quand même la suite avec grand plaisir, les personnages sont toujours aussi intéressant, et l'histoire est bien mené, j'adore cette saga, même si ce tome est un peu en dessous du deuxième.


Lu dans le cadre d'une LC avec : Ptitelfe - Didie8921 - Vepug - Stelphique - Kllouche - Luna - Didikari
 - Mimigigotte -Bambi-Slaughter

lundi 21 mai 2012

Féealy Mage - Rawia Arroum

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Résumé :

Kaïmon Seignor est riche. Son nom et son appartenance à l'une des plus anciennes failles de Gwedells suscitent le respect chez les autres. Populaire, drôle, sociable, il ne s'attend certainement pas à ce que son petit monde parfait bascule dans le cauchemar. Ni qu'une erreur de jeunesse puisse être la cause de ce tourment et encore moins que son impassible sœur jumelle puisse jouer un rôle dans cette situation.

Bienvenue dans le monde des Gwedells où tout est féerique. En apparence seulement...




Mon avis : 

Merci au éditions Persée et aux Agents Littéraires de m'avoir permise de découvrir ce roman !


Ce roman fut une surprise complète, je ne m'attendais pas à être propulsée aux milieux des créatures magiques de mon enfance, je ne m'attendais pas à ce que le héros soit une fée, je ne pensais pas lire de la fantasy jeunesse (le résumé est trompeur), et définitivement je ne m'attendais pas à être aussi absorbée par l'histoire !

Kaïmon est au premier abord le héros classique, jeune (16ans) , riche, d'une bonne famille, et beau en plus ! Mais il est également intelligent, très drôle et assez maladroit. Toutes ces qualités mises bout à bout donne un personnage terriblement attachant, dans ses faiblesses et ses forces. J'ai eu un gros coup de cœur pour ce personnage inattendu à l'humour ravageur.
Ses deux meilleurs amis, Liac et Manel m'ont au contraire plutôt agacé au début, ils me semblaient moins bien décrit que Kaïmon, mais finalement je me suis attaché à eux. Si au début ils passent pour des faire-valoirs, ils prennent de l'importance au fur et à mesure, et je me suis rendue compte de l'équilibre de ce trio improbable. J'ai un peu regretté que certains signes fassent penser aux préludes d'un triangle amoureux, mais de manière forte surprenante je me suis mise à imaginer que Liac et Kaïmon ferait un très beau couple.. Un couple gay en fantasy n'est pas commun, mais ces deux-là seraient vraiment mignons ! Enfin ce ne sont là que quelques pensées, ce chapitre n'est pas abordé dans ce tome...

D'autres personnages gravitent autour d'eux, plus ou moins importants, mais la plupart ont cette faculté de surprendre le lecteur. Beaucoup moins prévisibles qu'il n'y paraît, l'ensemble des personnages sont attachants et portent merveilleusement bien l'histoire. J'ai parfois regretté les descriptions, un peu trop listées à mon goût (cheveux, yeux, ailes, taille, parfois le nom des parents et profession, trop de détails, surtout pour des personnages qui n'apparaissent qu'une ou deux fois, et quand l'auteur présente de la même manière une dizaine de personnages en même temps, je me suis sentie perdue au milieu d'informations qui ne me semblaient pas utiles).

L'histoire est prenante, assez touffue pour être intéressante même pour un adulte, sans être trop complexe (sauf les descriptions des personnages comme je l'ai déjà écrit). J'ai particulièrement apprécié la mythologie créée par l'auteur, sa conception de la magie et des créatures « imaginaires » est plutôt originale, et je pense que ça mérite plusieurs tomes, pour bien creuser l'histoire. J'ai par contre regretté un petit manque de cohérence, surtout au niveau de la conversion des années, je n'ai pas pris le temps de faire les calculs, mais il y a un couac dans l'histoire, en tout cas ce détail m'a parfois fait poser le livre. Heureusement, l'histoire de Kaïmon est très sympathique, je m'attendais à un roman plus prévisible, alors que, au contraire, les rebondissements m'ont vraiment surprise. Un excellent moment en définitif.

La seule chose qui m’ait réellement gêné lors de ma lecture est le style d'écriture. Il est très simple à lire, mais la nuance entre simple et basique est faible. En fait c'est plutôt l'absence d'un style qui m'a dérangé, il n'y a rien à dire de précis la-dessus, ce n'est que mon ressenti, mais ce roman m'a donné l’impression que le fond avait été réfléchie, mais pas la forme.
Une des choses qui me fait écrire ça, ce sont le annotations pour les explications des mots de Féealy Mage, les noms propres par exemple; au début ces annotations sont faites en bas de page, ce qui donne un côté « note du traducteur » que je trouvais assez sympa, puis ces explications se trouvent dans le texte entre parenthèses, ce qui par contre gâche un peu l'ambiance. Puis un peu plus tard on retombe sur des annotations en bas de page. Je trouvais que ça manquait d'uniformité, ça donne un côté brouillon assez peu engageant.

Dernière chose, qui cette fois a à voir avec l'éditeur, ce roman aurait eu besoin d'une relecture avant publication. Les fautes, les passage écrit en caractère gras (sans aucune raison apparente) et les oublis d'espaces, même si ça ne gêne pas la lecture, ça ne fait ni professionnel, ni sérieux.

Malgré ces derniers mots assez négatif, j'ai vraiment apprécié ma lecture. J'espère que l'auteur corrigera certains manque de cohérence dans le deuxième tome dont je guetterais la sortie !

lundi 30 avril 2012

Tome 2 : Les foudres de la Sor'cière : James Clemens

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Résumé :
 
Elena porte désormais la marque de la sor'cière dans la paume de sa main.
Cette tache écarlate est la preuve d'un don fabuleux à la puissance inimaginable: un pouvoir sauvage, séduisant, difficile à contrôler. Seule celle qui maîtrise la magie sanglante peut s'opposer aux créatures et au mal du Seigneur Noir. Pourtant Elena n'est pas encore maîtresse de son pouvoir. Protégée par un guerrier sans âge et une bande de renégats, elle part en quête d'une cité perdue où, selon la prophétie, un ouvrage mystique détient la clé de la défaite du Seigneur Noir.
Mais si celui-ci la trouve en premier, Elena deviendra son arme la plus terrible...



Mon avis :


J'ai lu le tome 1 il y a longtemps, et je me souviens de ne pas avoir beaucoup aimé, j'avais trouvé ça très gentillet et un peu convenu. Mais bon, comme j'ai les cinq tomes, et qu'une LC s'est lancée, autant en profiter pour finir cette saga.
J'ai bien  fait la suite est bien meilleure !


Elena a beaucoup mûrie, j'ai aimé cette dualité entre femme et sor'cière et  j'ai apprécié ce qu'elle devient. La façon dont elle suit son cœur quitte à se mettre en danger. Elle est fidèle à ses amis mais n'oublie pas sa mission. On apprend un peu plus sur sa magie (ainsi que sur celle de ses ennemis). Pas à un seul moment elle ne m'a agacé ! Miracle, moi qui avait tant envie de lui coller des baffes avant ! Elle est bien plus attachante et intéressante.
Que ce soit parmi les amis d'Elena ou parmi ses ennemis, aucun personnages n'est épargné, on en apprends plus sur chacun, parfois dans les larmes, ou dans la trahison.
De nouveaux personnages font leur apparitions. Si le gros du roman se concentre sur Elena et sa troupe, on suit pendant pas mal de chapitre Joah, le frère d'Elena, ainsi que Kast et Sywen, deux petits nouveaux dont le rôle sera sûrement primordiale.
Et bien sûr on découvre Légion, qui n'est que nommé pour le moment, mais j'ai peur d'en savoir plus, j'en frissonne d'avance.
Tout une ribambelle de personnages tous plus fascinant les uns que les autres. Savoir qui est du côté d'Elena, qui ne l'est pas, quels seront leur rôles, j'adore ces énigmes que laisse l'auteur, ça donne encore plus envie de connaître la suite.


Mais en dehors de ça, et l'action ? Et bien ça n'arrête pas une seconde, nos héros courent dans tout les sens et se battent quasiment tout le temps, les rares moments de calme sont utiles pour apprendre de nouveaux éléments, notamment concernant la magie.
L'ambiance de ce tome est également très réussie. Nos héros ne se déplacent que dans des lieux lugubres, et rencontrent un paquet de créatures flippantes (et mortelles bien sûr). Une atmosphère assez oppressante règne, entre l'angoisse des ennemis qui peuvent surgir à tout moment, la trahison et la mort qui plane au dessus de nos héros.
Cette ambiance très sombre associée au rythme de l'action, donne une impression d'urgence. Je me suis vite sentie avec nos héros, à vouloir fuir les ennemis, cette angoisse permanente m'a rapprochée des personnages.


Bref, un deuxième tome palpitant qui me donne envie de continuer la saga.


Lu dans le cadre d'une Lecture commune avec : Ptitelfe - Yogi - Vepug - Stelphique - Kllouche - Acsyle - Luna - Kincaid - Didikari

samedi 21 avril 2012

La Quête d'Ewilan - Pierre Bottero

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Résumé:

Camille est sur le point de se faire renverser pas un camion, quand elle se retrouve propulsé dans un autre monde. Revenu chez elle, cette vision d'un ailleurs l’obsède. Très vite, elle retournera dans ce monde, accompagné de Salim son meilleur ami. Elle y découvrira qui elle est vraiment, l'importance de son pouvoir et le rôle qu'elle a à jouer pour sauver ce monde d'une guerre. 



Mon avis :

J'ai passé un très bon moment avec ces trois romans assez courts (c'est pour ça que je ne fais qu'une chronique, pour moi les trois livres en valent un).

J'ai moyennement accroché sur les personnages. Ewilan m'a vite agacé, trop sérieuse, elle est sèche avec tout le monde et semble quasiment toujours de mauvaise humeur. OK, je l'admet, l'auteur lui a mis l'avenir du monde sur les épaules. OK, elle est jeune et ça fait beaucoup, mais quand même ! Elle est désagréable et hautaine. Bref je ne l'ai pas du tout aimée.
Tout comme Salim, son meilleur ami, qui est son parfait opposé. Toujours à voir le bon côté, toujours souriant et tentant de détendre l'atmosphère. Peut-être même un peu trop. Ses vannes à répétitions m'ont lassé assez vite.
Je me suis attachée aux autres personnages, plus adultes, plus réfléchis, ils ont également plus de facettes à découvrir. J'ai eu envie d'en savoir plus sur eux. La troupe qui accompagne Ewilan est hétéroclite et passionnante.

L'histoire de ces trois romans est bien menée, même si parfois prévisible. L'auteur a un style très naturel, un vrai talent de conteur, ce qui rend la lecture aisée. Les pages se tournent très vite, et ne demandent pas trop de réflexion. C'est vrai que l'histoire est simple, mais l'auteur la rend addictive.

Il me tarde de lire les deux autres trilogies "Le monde d'Ewilan", et surtout la trilogie portant sur le personnages d'Ellana, qui est le personnage que j'ai le plus aimé dans ces romans. Je suis sûre que cette trilogie sera absolument géniale !

vendredi 20 janvier 2012

Princess Bride - Willim Goldman

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Le conte intemporel de S. Morgenstern, redécouvert et merveilleusement abrégé par William Goldman, est peuplé de personnages aussi inoubliables que Westley, le beau valet de ferme qui risque sa vie pour la femme qu'il aime; Inigo Montoya, le fabuleux bretteur qui ne vit que pour venger la mort de son père; Fezzik le plus doux et le plus fort des colosses... Et bien sûr, Bouton d'or: la femme idéale, la plus belle de toute l'histoire du monde.


Pour pouvoir réellement comprendre ce roman il est important de signaler que c'est une métafiction. Le résumé indique que l'œuvre original a été écrite par S. Morgenstern, puis abrégée par William Goldman. L'œuvre se lit en deux temps, d'une part le roman et d'autre part les commentaires de William Goldman.

La première partie du roman est évidemment l'histoire de Bouton d'or et de Westley, une fabuleuse histoire d'amour et de cape et d'épée bourrée d'humour. Les personnages sont très simples, quasiment comme dans un conte, juste détaillés suffisamment pour être intéressants, mais sans être transcendants. 
Deux choses sont vraiment mémorables dans ce roman, d'abord l'humour, quasiment chaque phrases prête à sourire voire à rire, les situations sont extraordinaires et les réparties cinglantes. Ensuite les descriptions, le style de l'auteur est très envolé, et convient parfaitement aux scènes d'actions, les combats à l'épée prennent une autre dimension, le lecteur est plongé dans l'ambiance et ne peut plus reposer le livre !

L'autre partie du roman est l'histoire d'un petit garçon malade à qui le grand père décide de lire une histoire, celle qu'il lisait lui même quand il avait l'âge de son petit-fils. Puis ayant grandi, ce petit garçon, qui était en fait William Goldman, obsédé par ce livre qui lui a donné le goût de la lecture décide de l'offrir à son fils, sauf qu'il lui achète la seule version disponible, la version longue. Il découvre alors que le livre de son enfance est un pavé historique et philosophique. Il décide donc d'en faire une version abrégée, contenant uniquement l'histoire de Bouton d'or et de Westley. Évidemment chaque coupe est une occasion d'en expliquer la raison, et de parler un peu de sa « vrai vie ». 
 
Il serait facile de se perdre entre la réalité et la fiction, c'est sûrement le but de l'auteur alors soyons clair, Monsieur Morgenstern n'a jamais existé. William Goldman l'a crée de toute pièce tout comme les références à sa « vraie vie », entièrement fausses. Il a romancé sa vie et créé un autre auteur pour son chef d'œuvre. Intercalées entre chaque chapitres et parfois même dans le texte entre deux paragraphes, les commentaires sont très drôles. Ils mettent en évidences certaines parties du texte et parfois ressemblent à des commentaires de textes. C'est un exercice intéressant pour le lecteur qui se sent ainsi plus proche de l'auteur.

En résumé Princess Bride est un roman virevoltant et drôle, semblant être immergé dans les pensées de l'auteur, un vrai lien se créé, au point de s'attacher à William Goldman autant qu'à l'histoire !






Billet écrit et publié dans le Litté mag 
de décembre 2011 !

samedi 14 janvier 2012

Tome 2 : The wise man's fear - Patrick Rothfuss

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Edit avril 2012 : Tout les jours ou presque des visiteurs arrivent sur mon blog en tapant "sortie le nom du vent tome 2" et autres variations sur ce théme, donc comme je vies d'apprendre la nouvelle je vous la poste. Enfin ! Bragelonne a annoncé la sortie du tome 2 en France, pour résumer  il sera découpé en deux romans (il est très gros faut avouer), dont la première partie sortira en août 2012 et la deuxième en octobre 2012. La source et les explications du pourquoi sont ici. Bonne future lectures ! (Tiens ça me donne envie de le re-relire)



Voici donc un billet tellement doux qu'il en est amoureux sur le deuxième tome des Chroniques du Tueur de Roi de Patrick Rothfuss. Lu en VO  à sa sortie, et relu dernièrement, en attendant la suite. Parce que quand j'aime je lis le même livre jusqu'à le connaître pas cœur. Ce qui, compte tenu du nombre de  pages va prendre du temps ! Attention pavé !








Mon nom est Kvothe. J’ai aussi porté le nom de Shadicar, de Doigts légers et de Six Cordes. On m’a aussi appelé Celui qui ne saigne pas, l’Arcaniste et le Tueur de Roi. Tous ces noms-là, je les ai gagnés. Je les ai mérités et j’ai payé pour chacun d’entre eux.
J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’oserait même évoquer. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui tirent les larmes aux ménestrels. J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Vous avez dû entendre parler de moi.




  Souvenez-vous, ce résumé était celui du tome 1, Le nom du vent. Mais à la fin de le lecture, on se rendait compte que certains détails de ce résumé ne s'étaient pas déroulé pendant notre lecture. En effet, certaines choses ici se déroulent dans le tome 2, et certaines n'arriveront que dans le troisième... 

  Kvothe, à la fin du Nom du Vent, est en mauvaise position à l'Université, à cause d'Ambrose bien sûr. Dès le début de ce deuxième tome, il est gentiment poussé à partir, pas de manière définitive, mais le temps de calmer les choses. Envoyé loin de l'Université, dans une autre contrée, il devra apprendre les mœurs et manières d'une cour où il devient très proche des personnages importants. Mais évidemment rien ne se déroule comme prévu pour Kvothe qui va devoir encore une fois partir.
Dans ce tome Kvothe voyage beaucoup donc, il s'éloigne de ce qu'il connaissait jusque là, et nous permet d'explorer un monde riche et complexe et que l'auteur nous avait à peine présenté lors du Nom du Vent.


  Ce tome est riche en information, si le début de la saga était par moment assez lente à avancer, ici c'est le contraire, le lecteur est propulsé avec Kvothe, il fuit, combat, apprends, aime. En bref il devient un homme, enfin, finit l'adolescent un peu lent, à la limite de l'énervant... Non en fait il n'était énervant quasiment que dans les passages avec Denna... Mais notre jeune homme grandit, et sa manière de voir les femmes évolue beaucoup. Pas seulement les femmes d'ailleurs.

Un tome plus riche donc, plus mouvementé, plus sexuel évidemment. Plus politique aussi, on découvre les dessous du monde, ces reliefs et en même temps que Kvothe on comprends que son combat pour venger la mort de ses parent et de sa troupe sera dur, bien plus que ce qu'on ne peut imaginer. Si avant on voyait les Chandrians comme des personnages de folklore auquel personne ne croyait, on en apprends beaucoup plus sur eux, sur qui ils sont, mais on semble être encore si loin du but !

Le style d'écriture a légèrement changé, pour s'accorder à l'action.  Plus vif, l'auteur donne parfois l'impression de laisser agir son personnage et de laisser couler sa plume. Je ne me suis pas ennuyé un seul instant, et contrairement au premier livre, je n'ai pas eu envie de sauter de pages.


  Un mot sur Elodin, mon personnage préféré, sûrement le plus décalé de tous (même si la place est convoité par d'autres personnages). Il revient, il est encore meilleur, et comme exemple je vous dirai juste qu'il va donner un cours, as juste à Kvothe, mais à une poignée d'étudiants, dont le titre est :

Introduction to how not to be a jack-ass


Pour ceux qui ne connaissant pas encore cette saga. Il faut préciser que le style est léger, Kvothe a beaucoup de répartie, et les personnages qui l'entourent également. Les situations sont souvent incroyables, et Kvothe attire les ennuis. Il y a un certains second degré durant tout le livre, un détachement de l'auteur, ou peut-être du sadisme qui le pousse à trouver de nouveaux obstacles. En bref, ce roman est à des lieux de saga sérieuse telle que Le trône de fer mais sans tomber dans la parodie de fantasy comme Xanth.



  Arrivé au terme du livre je me suis demandé comment l'auteur allait réussir à tout casé dans un dernier livre, même si la trâme de l'histoire à énormément progresser, je ne peux m'empêcher de me dire qu'il y a encore énormément à faire pour ce pauvre Kvothe d'ici à ce qu'il devienne aubergiste !


  Vous l'avez compris, j'ai adoré ma lecture, et j'ai hâte de poursuivre l'aventure. Je suis régulièrement le blog de l'auteur, qui travaille toujours sur le tome 3, donc nous sommes très loin d'une date de sortie en VO !
Quand à celle du tome 2 en VF, rien d'annoncé sur le site de Bragelonne. 



Bonne lecture !

dimanche 25 décembre 2011

La prophétie des pierres - Flavia Bujor

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Jade, Opale et Ambre, trois jeunes filles de 14 ans issues de milieux totalement différents, voient leurs vies bouleversées par une ancienne prophétie. Obligées de quitter  leurs familles, elles auront un long chemin à parcourir pour enfin comprendre qui elles sont. Mais pourront-elles combattre ces puissants ennemis qui les guettent alors qu'elles sont si jeunes ? Et sans savoir qui sont leurs ennemis, comment peuvent-elles se faire confiance ?

La première chose importante à noter est que Flavia Bujor, a écrit ce livre à l'âge de 13 ans. Si dans diverses interview elle regrettait ce côté promotionnel en expliquant que son livre était fait pour tout public, personnellement, je pense qu'elle a tort et que son jeune âge est reflété dans son livre qui n'a que peu d'intérêt pour un lecteur adulte ou habitué à la fantasy.

Pour commencer, les points positifs.

L'histoire du roman est originale, trois jeunes filles obligées de tout abandonner et qui découvrent que ce qu'elles croyaient être est entièrement faux. Elles suivent leurs parcours et apprennent l'étendue de la prophétie au fur et à mesure. Le lecteur apprends tout en même temps qu'elles, l'auteur laisse assez peu d'indices au fil des pages, du coup la surprise des révélations tombe autant pour nous que pour elles.

Les jeunes filles en elles-mêmes sont très différentes et ce jeu entre les pierres, leurs noms et leurs apparences est bien trouvé. Elles sont très différentes les unes des autres et leur âge n'est pas vraiment un obstacle pour les apprécier. Elles sont plutôt attachantes dans l'ensemble même si chaque lecteur à forcément sa préférée !

Ensuite les points négatifs:

Le style d'écriture pour commencer. Les parties narratives et les dialogues sont tellement différents que j'avais l'impression qu'ils n'avaient pas été écrites par la même personne. Les dialogues sont terriblement naïfs et invraisemblables, ils n'ont pas de rythmes, ils ressemblent à des dialogues d'une série AB Production. Non je n'exagère pas, les dialogues sont vraiment mauvais. A coté de ça, les parties narratives sont beaucoup plus "adultes", on sent l'influence des grands maîtres de la fantasy, des descriptions assez longues et des tirades d'adjectifs pour chaque chose. Les descriptions pompeuses et à rallonge m'agacent dans tout livres, et celui-ci n'a pas fait exception à la règle.

Le second point négatif, c'est la gentillesse générale des personnages secondaires ( et des héroïnes aussi par moment). Nous sommes dans un monde où les jeunes filles savent qu'elles ont pleins d'ennemis sans savoir qui ils sont, pourtant elles sont prêtes à faire confiance à n'importe qui, n'importe quand, juste parce cette personne semble gentille, et comme par hasard, elle l'est ! Ses moments sont tout simplement ridicules, mais en découvrant un peu plus le roman, on s'aperçoit que de toute manière, les méchants ne sont pas vraiment si terribles que ça non plus, donc bon, au final elles peuvent bien faire confiance à qui elles veulent ! Les sentiments des personnages sont vraiment très mal décrits, ils changent d'avis et d'humeur très rapidement, les scènes d'amour sont particulièrement drôles d'ailleurs. Aucun des personnages secondaires n'est  crédibles, méchants ou gentils, ils ne sont pas du tout travaillé, ils n'ont aucune profondeurs et on ne s'y attache pas du tout.


En résumé, Flavia Bujor à écrit un livre  fantasy qui aurait pu s'appeler Les bisounours et la prophétie des trois pierres tant il est innocent. Je n'ai vraiment pas pu apprécier ma lecture et j'ai lutter pour le finir.
Malgré tout, si justement on considère son âge, ce n'est pas si mal, elle a au moins eu le courage d'écrire un roman en entier et de le faire publier.
C'est juste dommage que son roman soit mauvais et qu'il n'est été édité que pour remplir les poches de son éditeur. Oui je sais c'est méchant de dire une chose pareille, mais après y avoir réfléchis je ne vois aucune autre raison pour la sortie de La prophétie des pierres, c'était juste un coup de pub pour l'éditeur. Dommage.

dimanche 18 décembre 2011

Tome 1 : Le feu de la Sor’cière – James Clemens

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Voici le premier tome de la saga Les bannis et les proscrits.

Au terme d’une terrible guerre, trois mages sacrifient leurs vies pour créer le Grimoire, un puissant artefact qui pourra, un jour, détruire le Seigneur Noir.
500 ans plus tard, dans la même vallée, on rencontre Elena. Elle découvre être une Sor’cière, annoncée par les prophétie comme la destructrice du monde. Créature maudite que beaucoup veulent tuer, que le Seigneur Noir veut capturer mais que certains aiment et protégeront.

Tout un programme !

Pour moi le livre a trois parties très nettes.

La première ne fait que quelques pages, le préambule et le prologue, que j’ai adoré.
La deuxième est l’histoire d’Elena qui découvre ses pouvoirs, cette partie m’a ennuyé, Elena et son frère m’agaçaient. Tout était trop prévisible et un poil neuneu.
La troisième partie commence quand Elena rencontre ses “compagnons”. Depuis le début du roman on lisait parfois quelques pages sur d’autres personnages, le jeu étant de deviner quand et comment ils rencontreraient notre héroîne. Cette partie est celle qui m’a le plus plu.

J’ai donc eu du mal à rentrer dans le livre, il faut avouer que ne pas aimer le personnage principale est un sacré obstacle ! Je l’ai trouvé plus intéressante dans la troisième partie du livre, et ajoutée aux autres personnages, comme Kral le Montagnard (mon préféré), tout de suite la lecture devient plus agréable. L’intrigue reste quand même assez convenue, les personnages classiques.
À noter qu’il y a des peu de violence dans ce livre. Il y a évidemment quelques passages un peu beurk, mais rien de comparable avec d’autres roman de fantasy que j’ai pu lire, pas de barbarie pure comme dans L’épée de vérité de Goodkind ou de scènes de tortures comme dans Le Don de McIntosh.

Au final, c’était une lecture sympathique, sans réelle surprise ou passion. Le tome 2 dort dans ma PAL, je le lirai sans doute prochainement. C’est un livre que je conseillerai soit aux jeunes, ou alors aux personnes qui débutent dans la fantasy, histoire de ne pas se dire à chaque nouveau personnage “Tiens c’est comme dans…”.

Pour conclure, une citation : Parfois, le temps ne développait pas la sagesse : il se contentait d’endurcir le coeur.

vendredi 16 décembre 2011

Ayesha, la légende du Peuple Turquoise - Ange

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Dans les royaumes de Tanjor, le Peuple Turquoise est réduit en esclavage depuis des millénaires. Mais il chérit la légende d'Ayesha, la déesse qui rendra la liberté à ses enfants condamnés.
Marikani, la reine déchue et pourchassée, est-elle l'incarnation d'Ayesha ?
Ceci est l'histoire d'une femme indomptable, de ceux qui l'ont aimée et ceux qui l'ont trahie. C'est l'histoire d'une révolution.

«Ayesha la légende du peuple turquoise» est la version intégrale et révisée de la trilogie «Les trois lunes de Tanjor», à la croisée des œuvres historiques et de la fantasy, ce roman plonge le lecteur dans un monde ou se mélange l'horreur du fanatisme religieux et l'espoir que seule la vraie foi peut apporter.

Les personnages principaux, Arekh et Marikani, sont très intéressants, il est rare de voir des personnages ayant une telle évolution dans un roman et surtout qu'elle paraisse si naturelle et juste. Des personnages fascinants pour une saga qui l'est tout autant. Le monde que l'on entre est distillé au fil des pages de façons à ne pas perdre le lecteur. On plonge au fur et à mesure dans les terres et on découvre les civilisations, les coutumes, les croyances. Tout est décrit de manière très naturelle, alors que l'on découvre un monde où l'esclavage et le fanatisme ont atteint leur paroxysme.
Concernant le style d'écriture, il y a une différence très marquée dans les tons utilisés. D'un côté les parties politiques, les voyages et scènes de vies quotidiennes où les descriptions sont très poussés. Puis d'un autre côté, les scènes ayant trait à l'esclavage, des parties souvent violentes mais plus suggérées que décrites, abordées à demi-mots, quasiment prude. Cette dualité amplifie l'horreur que vivent nos personnages et plonge le lecteur plus profondément dans l'état d'esprit de Tanjor.

Ce roman évolue au fil des pages, les personnages comme dit précédemment mais également l'histoire, qui se concentre au fur et à mesure sur la religion; en douceur le lecteur est amené à comprendre comment une révolution démarre. La tension entre les gens libres et les esclaves, au début indétectable devient omniprésente, puis le seul sujet qui importe vraiment. De manière insoupçonnable les auteurs prennent le lecteur en otage de leur monde, par l'intelligence de leur façon d'écrire et du thème abordé.
Ce roman est une véritable réflexion sur le fanatisme, une œuvre intelligente et bouleversante. Si vous ne l'avez pas encore lu, je ne peux que vous conseiller de le faire, très vite !

mardi 5 avril 2011

Tome 1 : Le nom du vent – Patrick Rothfuss

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Je vous présente donc une œuvre de fantasy, la saga s’appelle Les chroniques du tueur de roi, le tome 1 se nomme Le nom du vent , trois tomes sont prévus.

Kvothe est un personnage légendaire dans son monde, un nombre incalculable d’histoires circulent à son sujet, certains prétendent même qu’il n’a jamais existé.

Chroniqueur écrit, il raconte les histoires des gens et des choses, il démystifie les légendes, donne la vérité.

Kvothe a décidé de partir, de se faire oublier, il est devenu Kot, un modeste aubergiste. Si leurs chemins se croisent, c’est presque par hasard. Alors Choniqueur lui demande de lui raconter son histoire qu’il retranscrira, pour que la vérité soit. Kvothe accepte mais demande trois jours pour tout dire. Puis il entame son récit. Né dans une troupe d’Edema Ruth, artistes ambulants prestigieux, puis ses années de misère, dans les rues de Tarbean, enfin son entrée et son séjour à l’Université, où il est entrée pour apprendre la magie, celles des livres. Voilà ce qu’il raconte le 1er jour.

Pour en dire plus, je ne pourrai que vous citer l’auteur lui même, et emprunté un passage du livre : Mon nom est Kvothe. J’ai aussi porté le nom de Shadicar, de Doigts légers et de Six Cordes. On m’a aussi appelé Celui qui ne saigne pas, l’Arcaniste et le Tueur de Roi. Tous ces noms-là, je les ai gagnés. Je les ai mérités et j’ai payé pour chacun d’entre eux. J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’oserait même évoquer. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui tirent les larmes aux ménestrels. Vous avez dû entendre parler de moi.

Concernant l'écriture, les scènes alternent entre le présent, lorsque Kot l'aubergiste raconte son histoire à Chroniqueur entre deux clients, et le passé es souvenirs de Kvothe, comment et pourquoi il a fui. Mais les passages de l'un à l'autre sont très clairs, il n'y a pas de soucis pour suivre l'histoire.

 J'ai dévoré ce livre, le personnage de Kvothe est tout simplement adorable, le meilleur moyen de le décrire serait de dire que c'est un vrai petit con. Pas très poli mais tellement vrai. Très intelligent, même trop. Il se met dans des histoires qui le dépasse mais s'en sort la tête haute, avec toute la fierté qu'un gamin des rues est capable. Mon seul vrai point négatif de ce roman c'est son attitude vis-à-vis de sa belle, Denna, les passages incluant celle qu'il aime sont d'une longueur, c'est plus qu'agaçant. Je sautais ces passages pour être honnête car sincèrement à force de vanter sa beauté, il m'en a dégouté et j'en suis venue à détester ce personnage.

Le monde que l'auteur a crée est à peine entamé, beaucoup de choses restent à voir dans les suites, mais ce tome est assez enfantin, la découverte du monde. Il n'y a pas vraiment de violence et pas du tout de sexe, les lieux sont glabalement toujours les même.
L'auteur a posé les bases pour une excellente trilogie, Patrick Rothfuss a un vrai talent de conteur, et ce roman est un page-turner.


C'est un vrai coup de coeur que j'ai eu pour Le nom du vent, je guette la suite !

lundi 4 avril 2011

Le fantôme du souvenir – Terry Goodkind

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Le fantôme du souvenir est le dixième tome de la saga L'épée de vérité de Terry Goodking.
Un petit résumé pour commencer, Kahlan est devenue esclave de trois Sœurs de l’Obscurité et n’a aucun souvenir de sa vie d’avant pendant que Jagang continue de marcher sur le Nouveau Monde. Mais que fait Richard ? Il cherche des solutions, il contourne les problèmes et s’en créer de nouveaux.

J’adore cette saga, mais je suis capable d’en reconnaître les défauts. Certains tomes étaient vraiment mauvais, mais celui-ci est excellent ! Seul regret, on sent que c’est la fin…

Au niveau des personnages il y a une vrai évolution, par exemple Cara , sans rien avoir perdu de son mordant, est devenue plus “humaine”, moins Mord-Sith. Kahlan se révèle enfin, je veux dire que j’avais souvent du mal à la cerner, mais là, je comprends pourquoi Richard l’aime (entre nous, mette 10 tomes pour montrer la personnalité du personnage principale c’est un peu long).

Sur l’histoire en elle-même, ce tome ne raconte pas de batailles ou d’événements extra-ordinaires comme d’autres de la saga. C’est un tome principalement explicatif, nos questions sont enfin répondues (pas toutes non plus, faut pas rêver), on comprends enfin pourquoi Richard est né, les secrets qui l’entourent, on en apprends sur Jagang également.

Au niveau de l’écriture, le gros défaut de cette saga c’est la manie de l’auteur qui installe une situation dramatique pendant les deux tiers du livre et tout s’arrange 2 chapitres. Sur les autres tomes j’ai souvent eu l’impression qu’il bâclait la fin, faute de temps ou de motivation, mais en tout cas s’est dérangeant. Ici la fin est fluide, sur le même rythme, pas d’accélération, pas de lapin sorti du chapeau pour sauver le monde. Les tomes 9,10 et 11 ont été annoncés comme une trilogie finale, peut-être est-ce pour ça que la fin semble plus travailler, peut-être parce que comme je l’ai dit au-dessus ce tomme étant plus explicatif, il n’y a pas de situations impossible à démêler en 20 pages ? Je ne sais pas, mais avoir une vraie fin de tome est quand même agréable !

Avant d’entamer ma lecture, j’avais feuilleter quelques avis sur le net. Beaucoup parlait de la violence de ce tome. Personnellement je ne l’ai pas trouvé si dur que ça; bien sûr c’est violent, j’ai survolé les scènes des Bouchers de Jagang sachant que Terry Goodkind aime particulièrement détaillé ces passages, mais en fait on ne trouve de scènes vraiment terrible que dans la première moitié, après c’est beaucoup plus sage, l’auteur sous-entends les choses sans les décrire, d’ailleurs ma santé mentale l’en remercie pour ça !

D’après moi ce tome est un des meilleur de la saga. Il n’y a plus qu’a attendre le prochain !