Affichage des articles dont le libellé est Drame. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Drame. Afficher tous les articles

samedi 12 mai 2012

PS: I love you - Cecilia Ahern

3 commentaires

 
Résumé :


Quand on trouve l'âme sœur, on croit que le bonheur durera toujours. C'est ce que pensait Holly jusqu'à ce que son Gerry ne meure d'une terrible maladie. A trente ans, Holly se retrouve seule, démunie, sans espoir. Mais Gerry lui réserve une ultime surprise. Il lui a laissé dix lettres qui forment une " liste " de choses à accomplir pour réapprendre à vivre. Par-delà la mort, Gerry lui adresse un message d'amour et de courage : elle doit apprendre à être heureuse sans lui, malgré le lien fort qui les unissait. Holly va affronter sa douleur pour réaliser, entre rires et larmes, que la vie vaut malgré tout la peine d'être vécue.




Mon avis :

J'avais adoré le film, et depuis je souhaitais lire le livre dont il était tiré. J'ai aimé le livre tout autant, peut-être même plus. J'ai un peu moins pleuré, mais j'ai plus facilement souris. Un livre superbe, et une des plus belles histoire d'amour de la littérature actuelle.

L'histoire entre Gerry et Holly est vraiment magnifique. J'ai envie de pleurer rien qu'en essayant d'en parler. L'amour plus fort que la mort, l'expression prend tout son sens. Alors qu'il est mourant, Gerry prévoit que sa femme aura encore besoin de lui pour réapprendre à vivre et va l'accompagner, au moyen de lettres. Cette relation par delà la mort est bouleversante, et même si à aucun moment on n'envie le sort de Holly, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander si mon cher et tendre ferait une chose pareille pour moi dans ses conditions. Je l'espère en tout cas, car la manière dont Gerry encourage Holly à sourire, à sortir et à recommencer à vivre sans lui est magnifique.
Holly est tellement touchante, elle tente de garder la face et semble reprendre courage. En tout cas elle fait tout pour que se soit se que son entourage croit. Elle prétend être forte, mais elle est très intelligente, et on sent que l'auteur à beaucoup réfléchit aux questions que se pose Holly. Le combat qu'elle mène au jour le jour, sa façon d'être et de réagir, tout est vraiment crédible, réfléchi.

Les autres personnages ne sont pas en restes, ils se débattent comme ils peuvent pour aider leurs amie, mais tout en faisant eux-même leur deuil. J'ai aimé que ce point de vue aussi soit abordé, après tout il n'y a pas que la veuve qui soit malheureuse dans un décès, mais bien souvent le reste du monde est oublié, pas ici. Ces autres personnages, amis et famille et leur perte est abordé de manière plus légère, plus pudique, mais les réflexions qui les entourent sont encore une fois très réfléchies.

Cecilia Ahern a une écriture très douce et naturelle. Elle traite son sujet avec beaucoup de profondeur mais sans trop en faire dans le mélo. Encore une fois il en ressort de sa part une très belle réflexion sur la mort, l'amour, le deuil, mais elle est capable de faire pleurer, puis rire dans la même scène.

Un roman superbement écrit, sur une histoire d'amour inoubliable. Un coup de cœur évidemment !

Lu dans le cadre  d'une LC avec : Mimigogotte - agnes - fée-tish - Myiuki22 - stellade - Chtitepuce - Yumiko - Dex

dimanche 1 avril 2012

Si je reste - Gayle Forman

10 commentaires
Mon résumé:

Mia a dix sept ans, victime d'un accident de voiture, ses parents périssent sur le coup. Arrivée à l'hôpital, son état est grave, elle est dans le coma. Pendant que ses amis et sa famille la veille, elle entend tout, et se souvient de toute sa vie. Elle pèse chaque moment car elle sait qu'au final, elle sera celle à décider de se réveiller ou de rejoindre ses parents.


Mon avis :

Mia est une jeune fille banale, qui n'a jamais connue d'épreuves et se retrouve soudainement orpheline. Seulement elle a le choix, dès le début. C'est elle qui réfléchit, elle qui se demande si elle est suffisamment forte pour retourner dans le monde des vivants, ou si son chemin doit s'arrêter.
J'ai les larmes faciles en général, alors un roman qui commence comme ça m'a bouleversé et soyons clairs, j'ai pleuré du début à la fin ! Mia est très honnête dans ses sentiments, elle ne cache rien, cela ne lui servirait à rien.

Son histoire est en deux temps qui se superposent. D'un coup elle raconte quasiment minute par minute son arrivé à l'hôpital, et l'agitation qui s'ensuit, puis elle raconte sa vie, ses souvenirs, sans ordre précis, ni de manière chronologique. Ce qui pourrait sembler confus, mais en fait, ça passe tout seul. On s'attache aux sentiments, pas vraiment à l'ordre des choses. Dans la tête de Mia, on poursuit sa quête à la recherche de ses parents disparus et de ses raisons de rester sur Terre.
Son ton est calme, serein, elle semble dès le début avoir accepté sa propre mort. Elle s'exprime naturellement, comme un ado. C'est vraiment appréciable, il n'y a pas de sur-analyse ou de questionnement philosophique, pas de longue phrases tordues, juste l'histoire de Mia, raconté de manière douce, presque comme si elle-même avait abandonné ses sentiments en devenant orpheline.

J'ai beaucoup aimé ce livre, qui se lit très vite, une après-midi suffit. Ce n'est pas un coup de cœur, mais il  m'a donné envie de découvrir les autres romans de Gayle Forman et m'a fait oublié le reste du monde pendant quelques heures.
Une lecture que je conseille, mais avis aux âmes sensibles, préparez vos mouchoirs !

Lu dans le cadre d'une LC avec : - isallysun - Anna02 - Dex - Mia - Audy91 - Petitepom  - A S K ! - Salsera15 - Lilichat - mimigogotte - TheChouille - Math-en-book  - Can_diice  - douline - Petite Fleur - Lola - reading-dream - Myiuki22 - StupidGRIN - Benjamin59 - Lunacy - LaLectureJ'aimeÇa
Passez voir leurs avis !

dimanche 4 mars 2012

Ne t'inquiète pas pour moi - Alice Kuipers

3 commentaires
 
Résumé :


Suivez la correspondance sur le frigo entre Claire, 15ans, et sa mère, docteur. Les deux femmes se croisent par notes, sans avoir le temps de parler en vrai. Le jour où la mère tombe malade, les mots reflètent leurs espoirs, leurs incompréhensions, mais surtout leur amour l'une pour l'autre.



Mon avis :

Que dire ? Superbe, émouvant, d'une tendresse infinie. Voici un livre qui donne envie d'appeler sa propre mère, juste pour lui dire qu'on l'aime.

J'ai été un peu déroutée au début par cette correspondance morcelée. Ça m'a rappelé quand j'étais plus jeune. Comme les héroïnes,  je vivais seule avec ma mère, et entre ses horaires de travail et mes cours, l'essentiel de nos conversations se déroulaient sur le frigo.  J'avais l'habitude de nos conversations décousues. Voir ce même genre de mots dans ce roman m'a remplie de nostalgie. Les relevés de notes aimantés, les listes de courses, ces "je t'aime " par habitude.

Et puis le sujet devient plus grave. Les mots se font plus durs. Difficile de savoir qui est l'enfant, impossible de prendre parti dans leurs querelles, ou de s'attacher plus à l'une qu'à l'autre. Si elles ne réalisent pas tout de suite la maladie, ça arrive néanmoins assez vite. Les phases se succèdent, leurs phrases deviennent plus douces. Comme pour grappiller chaque mot qu'elles peuvent partager. Ces "je t'aime" qui viennent du fond de l'âme.



Bref, je n'en dirai pas plus, sinon mon billet serait plus long que le livre.
Simplement, ce roman est très court, se lit dans l'après-midi. Et ensuite, comme moi, vous n'aurez sûrement qu'une envie, appeler votre mère, pour lui dire "je t'aime", parce qu'on ne le dit jamais assez.

En espérant vous donnez envie de le découvrir, je vous souhaite une bonne lecture !

samedi 25 février 2012

La liste de mes envies - Grégoire Delacourt

3 commentaires
 

Résumé :


 Jo tient une mercerie, mariée à Jocelyn, même si tout n'est pas rose. Ses deux enfants sont désormais adultes, elle tient un blog et aime passer du temps avec deux jumelles, coiffeuses dans la rue de son magasin. Même si la vie qu'elle a est très éloignée de celle dont elle rêvais, elle s'en satisfait. Jusqu'au jour ou elle gagne 18.000.000 d'euros.  Il est temps de faire les listes, celle de ses besoins, celle de ses envies, et peut-être celle de ce qu'elle risque de perdre.





Mon avis :

Tout d'abord merci au site Livraddict et à JC Lattès pour m'avoir donné l'occasion de découvrir ce roman, l'écriture de Grégoire Delacourt m'a envoutée, et son histoire est superbe, un vrai coup de coeur !

Jo est un personnage plus qu'attachant, elle a vécue des épreuves assez sombres, mais elle a été capable de les surmonter et de rester optimiste. Elle voit le bon côté des choses, sans tomber dans la guimauve. Elle est tendre et pose le regard d'une mère sur tout et tout le monde, posée, réfléchie. Ce qui m'a le plus plu c'est sa capacité à rester objective, elle se rend très vite compte que cette somme d'argent immense n'est pas qu'une bénédiction, et lorsque les épreuves arrivent elle les affrontent la tête haute. J'ai également aimé qu'elle ne soit pas sans failles, qu'elle ne soit pas qu'une bonne mère et épouse, que parfois elle montre aussi ses défauts, ses tentations, ça l'a rend plus touchante encore.

Elle pourrait être la raison pour laquelle il faut lire ce roman, mais en plus Grégoire Delacourt est un excellent écrivain.

Ses figures de styles que je détestais analyser au lycée, ici elles m'ont plu, parce que chacune permet au lecteur d''entrer un monde tendre, et ce récit devient quasiment de la poésie, le rythme, la danse des mots et des sons m'ont donné envie de le lire à voix haute, juste pour écouter comment ça sonne (ça sonne très bien d'ailleurs, bien mieux que beaucoup de poésies contemporaines).

Un roman avec une héroïne principale parfaite, et au style d'écriture envoutant, c'est plutôt bien mais ce n'est pas tout.

Et l'histoire ? Troublante et triste. Une réalité à laquelle on ne pense pas. On pense gagner, on se demande que faire de l'argent, on pense à nos besoins et à nos envie, mais jamais aux pertes. Jamais aux réactions de notre entourage. Sous couvert de cette grande douceur, Grégoire Delacourt peint une réalité amère, pleine de déceptions, qui calme nos rêves de richesse.

Le résumé m'a tenté, mais sincèrement c'est une grande surprise, je ne m'attendais pas du tout à découvrir un coup de cœur, c'est pourtant le cas, et ça fait du bien de lire un excellent livre contemporain.

Allez hop, un tour sur le site de l'auteur, et pour ceux qui seront au Salon du Livre de Paris, bonne nouvelle il fait parti des invités !

mardi 7 février 2012

Le temps n'est rien - Audrey Niffenegger

0 commentaires



Mon résumé :

La première fois qu'il l'a rencontre, Henry a 28 ans, Claire en a 20.
La première fois qu'elle le rencontre, Claire à 6 ans, Henry en a 36.
Henry est atteint d'une maladie rare, la chrono-déficience. A tout moment, il peut voyager dans le passé ou le futur, c'est ainsi qu'il a rencontré Claire. Entre leur passé, leur futur, ce que l'un sait de l'autre alors que ça n'est pas encore arrivé, Claire et Henry s'aiment, malgré tout, car le temps n'est rien.






Mon avis:


Pour résumé ce livre en une phrase : la plus belle histoire d'amour que j'ai lu !

Au début, j'étais sceptique à propos de cette histoire de chrono-déficience, j'avais peur de me perdre d'une page à l'autre, surtout que pour compliquer l'ensemble déjà assez nébuleux, le narrateur est parfois Claire et parfois Henry. En fait, tout est très clair dans le déroulement de l'histoire, les chapitres sont assez courts et en début de chacun, il est indiqué la date, l'âge des héros, et le nom du narrateur. Du coup je pensais qu'une deuxième lecture serait nécessaire pour tout comprendre mais pas du tout, le déroulement est (relativement) chronologique, disons qu'on suit surtout Claire et Henry dans leur présent, et les saut d'Henry dans le temps mais au fur et à mesure qu'ils arrivent. Du coup on rencontre Claire aux différentes phases de sa vie de manière aléatoires.

Le style de l'auteur est naturel et vivant. Elle interrompt son récit pour décrire précisément un paysage ou un endroit important, comme on voudrait le prendre en photo. Au contraire, les scènes désagréables ou malheureuses sont à peines abordées, de la même manière que l'on évite de trop penser à nos mauvais souvenirs. Même si du coup certaines choses sont sous-entendues et qu'on n'en sait pas vraiment plus, ce qui peut être frustrant pour certains, de mon point de vue c'est très appréciable, je trouve son écriture plus humaine.

Quand aux personnages, ils sont simplement parfaits. Non pas dans le sens qu'ils n'ont pas de défauts (ils en ont pleins) (surtout Henry), mais dans le sens qu'ils sont parfaits pour cette histoire.
Claire, amoureuse de cette homme qu'il est difficile de présenter à ses parents depuis qu'elle a 6ans, qui a lutté jusqu'à le retrouver pour vivre leur présent ensemble en sachant que leur futur sera également une lutte. Attachante dans ses peines et dans son bonheur, elle est juste, elle semble forte et capable de gérer la maladie d'Henry, mais avoue parfois à demi-mots ses angoisses.
Henry, qui aime Claire, qui vit ce combat permanent de ne pouvoir vivre sans elle mais en se détestant de lui faire supporter sa maladie.

On a la chance de les voir évoluer, énormément tout les deux puisqu'on les rencontre très jeunes, et qu'on les suit jusqu'à leurs derniers jours. Encore une fois ils m'ont charmé tout les deux par leur crédibilité, leur évolution est lente mais juste.

Et leur amour ! Car le sujet de ce roman c'est l'amour absolu que peuvent se porter deux personnes, quitte à souffrir, en sachant dès le début que ce sera dur, et malgré ce que tout le monde en pense, malgré la maladie, la peur et la mort qui rôdent. Ils s'aiment plus que tout, et se sont construits ensemble malgré tout.

Bien sûr il est aussi question du libre arbitre, de la place de la maladie dans un couple, et de beaucoup de choses importantes et sociales.
Il est aussi question de voyage dans le temps.
Et un peu de sexe parfois.

En résumé un roman envoutant et beaucoup moins complexe que ce je redoutais, mais surtout une histoire d'amour à couper le souffle, littéralement. Un vrai coup de cœur.


Pour ceux que les deux couvertures intriguent, j'explique, selon les éditions ce roman s'appelle De toute éternité ou Le temps n'est rien
Il y a eu une adaptation au cinéma avec Eric Bana et Rachel McAdams dans les rôles principaux. A l'époque je n'avais pas lu le livre, mon avis serait peut-être différent aujourd'hui, mais quand je l'ai vu j'avais beaucoup apprécié, et j'en garde encore un très bon souvenir !

vendredi 13 janvier 2012

Du Domaine des Murmures - Carole Martinez

1 commentaires
Nous sommes en 1185. Esclarmonde a quinze ans, fille du Seigneur des Murmures, elle doit être mariée à Lothaire. Le jour de ses noces, elle refuse de dire "oui", et choisit la seule autre option pour une jeune fille à cette époque, la réclusion pour n'avoir que le Christ comme époux.
Emmurée vivante dans une cellule adossée à la chapelle des Murmures, elle nous conte son histoire, sa réclusion et ses réflexions sur les Hommes.

Depuis quelques mois on entend beaucoup parlé de ce roman, qui a reçu le Prix Goncourt des lycéens 2011. Je ne lis pas souvent de littérature contemporaine, cette catégorie fourre tout qui décrit tout les romans qui ne rentre dans aucune autre case. Pleine d'à priori,  je l'ai néanmoins emprunté à la bibliothèque, histoire de tenter le coup.
Résultat, un coup de foudre, le premier de 2012, un chef d'œuvre entre mes mains.

Carole Martinez par la bouche d'Esclarmonde nous entraîne dans une histoire méconnue, celle de ses jeunes filles nobles du moyen-âge, mariées de force, qui n'avaient aucun choix et que l'on n'écoutaient même pas. Filles nées pour être mères, jugées impures dès la naissance. Leur seule échappatoiresétant de se prononcer  épouses du Christ, seules elles faisaient le choix de s'isoler du monde. D'après le roman, ces recluses étaient communes, sortes de balises vivantes recueillant les confessions et bénissant les pèlerins en route vers Rome ou un autre lieux saint. Quasiment auréolés de saintetés également, leur choix devenait une force, elles qui n'avaient jamais connu le pouvoir de leur voix.

Lorsqu'on rencontre Esclarmonde, elle a quinze et sur le point d'être mariée, elle nous raconte rapidement son enfance heureuse avec son père qui l'adore (à prendre au sens premier du terme), puis nous explique ses raisons. Pourquoi elle préfère être recluse, physiquement emprisonnée mais libre de prier, plutôt que d'être mariée, physiquement libre mais entravé dans un système où seul les hommes comptent. Le raisonnement est poignant et justifié. Sans violence, ni pitié pour ces femmes, Carole Martinez leur prête sa plume pour nous parler d'une autre époque, empruntant leur langage c'est avec une grande tendresse qu'elle écrit.

C'est sûrement cette tendresse qui m'a le plus touché. On sent l'amour infini et le respect qu'elle porte à son héroïne, maîtresse de son destin, petite féministe avant l'heure. Son roman est également très poétique, par des tournures de phrases qu'on sent travaillées et réfléchies mais qui coulent doucement, les pages se tournent sans qu'on est besoin de réfléchir. J'ai aimé cette façon très pudique de raconter où chaque mot est important et pesé, pour ne rien dévoiler trop tôt. Emporté par la poésie des mots, j'ai souvent été surprise par la tournure des événements. 

Puis le roman s'est finit, seul, sans même que je ne m'en rende compte.
Ce roman est classé comme contemporain par sa date d'écriture, mais le langage utilisé semble tellement d'époque que l'on pourrait découvrir que c'est en fait un vrai témoignage que ça ne me choquerait pas.

Un livre à conseiller à celles qui aime Jane Austen ou les soeurs Brontë, et à tout ceux qui souhaitent se laisser emporter par une histoire magnifique, écrite avec génie.

lundi 4 avril 2011

Les Hauts de Hurle-vent – Emily Brontë

0 commentaires


M. Earnshaw adopte un jeune garçon, Heathcliff, mais ses enfants biologique le méprise. En grandissant Heathcliff cherche a se venger, il s’approprie la fortune familiale et détruit ses héritiers légitimes. Quitte à détruire et tuer Catherine, celle qu’il aime.

Ce livre m’a transporté dès les premières pages. Une histoire d’amour et de haine, aussi sombre que le paysage décrit à merveille par Emily Brontë.

L’histoire est racontée par les employés de la maison Earnshaw, qui laissent libre cours à leurs commentaires et ajouts. On n’entre pas dans les considérations romantiques de chacun, on ignore ce qu’ils pensent vraiment, on ne connait que leurs actes. Cette façon d’écrire donne encore plus d’importance à chaque éléments, plus de noirceur à la vengeance, plus de beauté à leurs amours.

J’ai trouvé la plupart des personnages exécrables, mais pas par manque de profondeurs (comme dans beaucoup de livres) juste parce que franchement, comment dire ça sans devenir vulgaire… Disons qu’ils ne sont pas vraiment sympas… Sombres, torturés, cherchant à se venger ou à s’enrichir, vraiment pas des gens fréquentables ! Mais malgré cela j’ai eu envie de savoir la suite et jai espéré qu’ils trouvent la paix.
Un mot pour le cadre, tellement semblable aux personnages qu’il semble en être un. Hurlevent porte bien son nom, et en un lieu aussi captivant et sombre, ils ne pouvaient se passer qu’une histoire tragique.

En bref, une histoire captivante du début à la fin (même si celle-ci est un peu longuette et prévisible à mon gout), et une auteure magistrale. À lire absolument !

J’ai lu ce livre pour le Challenge Livraddict, je l’aurai sûrement lu un jour, mais ce challenge m’en a donné l’occasion aujourd’hui et je ne le regrette pas !

Le maître a de plus en plus d’humour – Mo Yan

0 commentaires
L’usine ou travaille Maître Ding fait faillite et ferme. À un mois de la retraite, c’est tout son monde qui s’écroule, car il n’y a pas de plus grande honte en Chine que d’être au chômage. Dans sa hâte de retrouver du travail, il monte sa propre affaire, mais est-elle vraiment morale ?

Je cherchais une lecture différente de celles de d’habitudes, un livre sur lequel je n’aurai porté mon attention toute seule, mon libraire m’a conseillé cet auteur. Promis, je ne dirai plus jamais de mal de mon libraire !

Ce livre est très court, il se lit dans une après-midi, et se finit avant même qu’on s’en rende compte.

L’auteur nous plonge dans la Chine contemporaine, avec pour base une histoire qui pourrait se passer ici. Un homme à l’approche de la retraite se retrouve au chomage. Si ici on se dit qu’il suffit de patienter un peu, là-bas c’est impossible, c’est une question d’honneur. Et Mo Yan de lancer à son personnage cette idée folle pour rétablir sa réputation. Vous voulez un spoiler ? Ce vieux monsieur va retaper un vieux bus dans la forêt pour y faire une chambre pour les amoureux. Une idée folle, on est d’accord ! Mais Maître Ding y retrouve son honneur et son enthousiasme. Il a un travail, c’est tout ce qui compte. S’il cache à tous, et surtout à sa femme ce qu’il fait exactement, c’est qu’il se doute du peu de moralité de son affaire.

Ce petit livre donne envie de découvrir toutes les autres œuvres de l’auteur !  L’écriture est douce, presque naîve, la perte d’identité puis le retour à la vie du personnage est traité avec pudeur et retenue. Si la forme est tendre, le fond du livre est plus incisif, sous couvert d’une histoire très simple mais loufoque, Mo Yann décrit la Chine, ses mœurs et son état d’esprit actuel; l’importance de l’honneur, les relations entre hommes et femmes, la moralité.

Il reste une impression étrange à la fin de ce livre qui oscille entre conte et drame, l’impression d’avoir réellement plongé dans la vie d’une personne et non pas d’un personnage.  Je vous le recommande  !

Le coupeur de roseaux – Junichirô Tanizaki

0 commentaires

Lors d’une promenade, un homme s’arrête pour observer la Lune et rencontre un autre homme. Celui-ci lui offre du saké, puis lui raconte une histoire, celle de la belle O-Yû et d’un triangle amoureux.

Pour le résumé, j’ai un peu galéré, pardonnez-moi, mais déjà, on ne connait à aucun moment le nom des deux hommes, et ensuite, c’est assez dur de résumer ce livre sans faire de spoiler.
Même si je ne l’ai pas du tout aimé, c’est pas une raison pour tout raconter !

Ce livre est écrit par un écrivain Japonais très connu là-bas (d’après mon libraire), personnellement je n’avais jamais entendu son nom, et je me suis que comme ce livre est très court (120 pages écrit gros), ce serait un bon moyen de le découvrir, voir son style d’écriture, pour peut-être me plonger dans d’autres de ses œuvres.

Au niveau du style donc, je me suis ennuyée comme rarement en lisant un livre ! Déjà, environ 70 pages sur les 120, sont en fait une description de la ballade du monsieur, avec pleins de données géographiques et historiques, elles pourraient être intéressantes, mais elles sont balancées si abruptement qu’elles en deviennent rébarbatives. Tanizaki liste tout les monuments et routes en les saupoudrant de poèmes obscures, apparemment très connus, mais là encore, pas par moi. Bref, cette première partie est à réserver aux personnes pouvant comprendre les références, c’est plus un guide de voyage qu’autre chose.

Ensuite la partie un peu plus “roman”, le monsieur arrive lui propose du saké et lui raconte une histoire. L’histoire elle-même m’a profondément ennuyée également.
O-Yû est un personnage exécrable et sans aucune profondeur, je ne comprends absolument pourquoi dans l’histoire elle est tant aimée ! Elle est orgueilleuse, immature, moqueuse, mais par contre elle est très belle. Désolée, mais pour moi ça ne suffit pas à justifier que l’on fasse tout pour elle et qu’elle estime cela normal !
Je n’ai pas non plus aimé les autres personnages, qui sont incapables de réfléchir et voir ce qui cloche chez cette fille qui est estimé comme une princesse simplement parce qu’elle est belle, même si elle ne sait absolument rien faire.
Le triangle amoureux dont je parle dans mon résumé, est aussi palpitant que Edouard-Bella-Jacob, c’est à dire pas beaucoup, on connait la situation de départ et il est très facile de comprendre comment ça va se terminer.

En bref, même s’il est court, ce livre est long à lire, à cause d’un style d’écriture aussi mouvementé qu’un guide de voyage, et d’une histoire extrêmement ennuyeuse et banale. Je n’ai pas l’intention de lire d’autres livres de cet auteur pour lui donner une seconde chance !

Je tiens à être honnête, avant de l’acheter j’ai fait un tour sur Internet, et ce livre avait de très bonnes critiques, il semblerait que moi je sois passé à côté.